La LHVI comporte 24 équipes et ces 24 équipes ont chacune leur parcours. Certaines ont un parcours régulier, presque routinier. D'autres, à l'inverse, en ont un très cahoteux et sinueux.
Est-ce dû à la personnalité de leur DG ou à ses talents de gestionnaire ? Au nombre de DGs les ayant dirigées ? À la durée plus ou moins longue de leur histoire ? Ou est-ce dû simplement à la chance... ou à la malchance ?
Dans mes deux premiers articles, je me suis concentré sur les saisons hors normes et regardé les saisons où le hasard aurait particulièrement influencé les résultats et ce, tant positivement que négativement. Dans ce troisième et dernier article, je partirai de ces mêmes statistiques pour m'attarder à un tout autre aspect : la régularité des équipes.
Je rappelle que j'ai fait un calcul de l'écart entre le pourcentage final de chacune des saisons et la moyenne de ces pourcentages sur une période de 5 saisons (2 précédentes, saison en cours et 2 suivantes).
Si dans les deux premiers articles, je me concentrais sur les écarts extrêmes en plus ou en moins, je me suis concentré dans celui-ci sur l'écart "absolu" avec la moyenne sans tenir compte du fait que celui-ci soit positif ou négatif. Ainsi, pour les fins de ce calcul, une saison de + ,050 ou de -,050 avait exactement le même écart "absolu" de ,050.
Voici donc un tableau résumant les écarts moyens de saison en saison pour chacune des concessions de la ligue (notez que pour des raisons de justice, je n'ai pas considéré les saisons du Earthquake dans le calcul du Mystère).

Si l'on se fie à ce tableau, l'équipe la plus régulière depuis le début de la ligue serait les Goodfellas (variation moyenne de ,029), suivis du Calembour (,032) et des Grippli's (,037).
À l'autre bout du spectre, les plus irrégulières seraient les Lumberjacks (,083), les Boys (,073) et le Frontenac (,062). Il est d'ailleurs facile de se remémorer des variations extrêmes pour chacune de ces équipes.
Voici quelques autres constatations concernant ces résultats:
- Les Goodfellas (1ers) et les Lumberjacks (24e) sont issus de la même expansion de la saison 12, mais ont connu un cheminement complètement opposé.
- En voyant que les Lumberjacks sont 24e, nous serions portés à croire que le fait qu'un DG soit très actif sur le marché des transactions amène l'irrégularité. Cependant, l'équipe de Bertrand Trudel qui est pourtant le 2e DG le plus actif se trouve au 4e rang des équipes les plus régulières.
- À l'inverse, certains DG très peu actifs comme ceux des Virus (,060) et des Moines (,061) ont des équipes parmi les moins régulières.
- On pourrait aussi être porté à croire en voyant le Calembour que succès = régularité. Cependant, malgré la 2e meilleure moyenne en carrière, les Boys sont aussi la 2e équipe la moins régulière de l'histoire (,073), ayant subi quelques "corrections" majeures dans le passé.
- Le nombre de DG ayant dirigé une équipe ne semble pas avoir un impact majeur non plus. Les National ayant connu 5 DG depuis la saison 1 se classe au 19e rang (,058), les Peregrinos en ayant eu 5 depuis la saison 8 se classent au 13e rang (,052), et les Goodfellas ont été aussi été dirigés par plusieurs DGs (4) depuis la saison 12 mais demeurent les plus réguliers.
Les 4 prochains tableaux vous montrent les cheminements détaillés des 4 équipes qui trônent aux extrémités de ce palmarès.


Voici maintenant un tableau présentant l'écart entre la meilleure et la pire saison de chacune des 24 équipes.

Encore une fois, les Goodfellas dominent en régularité : l'écart entre leur meilleure saison (,510) et leur pire (.347) n'étant que de ,163. Ils sont suivis par les Red Devils (,217) et les Ours Polaires (,244).
À l'inverse, les Amazones-Strikers ont vécu les extrêmes (de ,728 à ,214 pour une différence de ,514). Ils sont suivis par les Doom Pirates-National (,487) et les Boys (,466).
En voyant ces chiffres, il est évident et normal que les équipes dont les meilleures saisons se situent sous les .600 ont en général présenté de moins grands écarts que celles dont les meilleures saisons ont dépassé ou avoisiné les .700.
En conclusion, qu'est-ce qui fait en sorte qu'une équipe est plus ou moins régulière ? Difficile à dire et cette analyse n'y donne aucune réponse ni même piste de solution. Voici donc un beau défi à celui qui voudra pousser plus loin ce travail.