dimanche 27 octobre 2013

Pervers...

Eh non, je ne parle pas ici d'un quelconque personnage porté sur certaines choses pas vraiment acceptables socialement. :-)

Au début de la ligue, il était clair que je ne voulais pas activer les "salaires" des joueurs dans la LHVI. D'abord parce qu'il aurait été difficile de fixer des salaires à des joueurs virtuels et sans agents pour négocier. Ensuite, parce que je n'aimais pas l'importance que ça prenait dans la gestion d'une équipe de la LNH.

Puis, question de maintenir une certaine parité dans la ligue, nous avons dû mettre sur pied un système de crédits pour gérer nos points d'entraînement... ce système compensant en quelque sorte pour l'absence de "salaires".

Depuis la saison 15, des mesures ont aussi été mises en place pour augmenter le nombre de joueurs potentiellement utiles pour chacune des équipes. (Jusque là, le système nous permettaient de créer des joueurs-vedettes à loisir, mais ceux-ci étaient très peu appuyés et nous avions peu de profondeur.)

Où est-ce que je veux en venir avec ça, vous demandez-vous ??? Eh bien, je veux simplement en venir au fait que nous vivons maintenant les effets "pervers" de tout ça. Il n'a jamais été aussi compliqué de gérer une équipe dans la LHVI en maintenant un certain niveau de performances et ce, sans trop augmenter la masse de crédits et pénaliser le développement de notre relève.

Depuis la réforme de la saison 15, il a été établi que le niveau de crédits des équipes n'a pas monté, ce qui en soi était l'objectif principal de la lutte à l'inflation. Mais cet équilibre a clairement un prix , soit la complexité de gérer nos alignements : gestion du nombre de matchs à passer dans les mineures pour ne pas être calculé dans les crédits, gestion du statut de "recrue", promotion de joueurs de "remplissage" (particulièrement au moment du calcul), etc.

Voici quelques chiffres pour démontrer tout ça.

Nombre de joueurs utilisés par l'ensemble des équipes

Saison 14 : 623 (pour toute la saison)
Saison 27 : 684 (pour toute la saison)
Saison 28 : 643 (pas encore à la mi-saison)

Un exemple, pour conserver mes crédits à 104 avec 20 joueurs, j'utiliserai un 30e joueur au prochain match (29 si on tient compte qu'un de ces joueurs a été échangé).

Nombre de joueurs selon la cote OV
(Saison 14 -> Saison 28)
85+ : 53 -> 15
80-84 : 187 -> 199
75-79 : 196 -> 229
70-74 : 164 -> 219
65-69 : 124 -> 213

Total : 724 -> 875

Et où cet effet pervers trouve-il son aboutissement ? Dans le fait que "l'économie" prend souvent le pas sur le fait de mettre la meilleure équipe possible sur la glace virtuelle. Comment peut-on s'en rendre compte ?

On comptait au moment du premier calcul de crédits pas moins de 138 joueurs comptant pour 2 crédits ou plus dans les ligues mineures (et donc exemptés du calcul).

Joueurs dans les mineures selon les crédits
6 crédits : 2
5 crédits : 0
4 crédits : 19
3 crédits : 37
2 crédits : 80

Juste avec ces joueurs, on pourrait bâtir 6 équipes de 23 joueurs comptant pour plus de crédits que les Red Devils, ou encore deux équipes d'environ 85 crédits et donc potentiellement compétitives.

À l'inverse, nos équipes PRO comptaient 54 joueurs comptant pour aucun ou un seul crédit.

Joueurs dans le pro selon les crédits
1 crédit : 22
0 crédit : 32

Si, de tous temps, certains DG ont fait appel à des spécialistes défensif comptant pour peu de crédits, force est d'admettre que ce ne sont plus seulement ces spécialistes qui sont maintenant promus au pro. De ces 54 joueurs, 31 ont moins de 80 DF et jouent probablement un simple rôle de remplissage.

En conclusion, gérer une équipe dans la LHVI ne consiste plus qu'à monter et faire jouer la meilleure équipe possible. C'est un travail de calcul encore plus complexe que de gérer une équipe de la LNH... pressions du propriétaire en moins.

7 commentaires:

  1. La gestion des alignements constitue mon plus grand plaisir dans la LHVI. Comme il est difficile de combler les trous lorsqu'il y a des blessés, il faut faire preuve d'imagination. J'ai quelques joueurs à 69 OV pour ça!

    Duke - Remparts

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    1. En effet. La gestion de l'alignement et des crédits est un des défis les plus importants de la ligue, et contribue certainement à l'intérêt.

      Ceci dit, et c'est davantage ce que je déplore, quand le contrôle des crédits a préséance sur l'amélioration de notre équipe, ça amène l'immobilisme... et ça explique en grande partie le peu de mouvements venant du ballottage ou des transactions (et qui pourraient être très bénéfiques à plusieurs équipes).

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    2. Une équipe en reconstruction est très limité du côté transaction car si on bouge on est pénalisé en bout de ligne car on perd de précieux points d'entraînement. Par exemple, moi cette année j'aurais besoin de 2 def pour pouvoir aider mon club à aller peut-être plus loin et aider ma défensive. Mais je ne peux pas le faire sinon je ralenti ma reconstruction. Donc c'est encore plus difficile de reconstruire que de maintenir son club à mon avis.

      C'est peut-être là qu'il faut une petite réforme pour aider les clubs en reconstruction.

      Moufettes

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  2. Réponses
    1. Eh bien non. Je n'entrevois pas nécessairement de réformes majeures... :-)

      Ceci dit, peut-être que des ajustements au système actuel seront apportés... mais ça a toujours été le cas. Le "statu quo" total n'a jamais fonctionné que quelques saisons dans la LHVI qui s'est entièrement bâtie par "essai-erreur".

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  3. Moi je pense que c'est de cette façon qu'on démontre nos talents de d.g...c'est pas juste faire un "auto ligne"

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  4. Certes, il y un peu là-dedans un effet pervers, mais selon moi moins grave que le problème initial de l'inflation des cotes (53 joueurs de 85 OV et + à la saison 14!).

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